Les 5 mentions à faire figurer
Aucun texte ne dresse cette liste pour une étiquette interne. Elle découle des exigences du règlement (CE) n° 852/2004 sur l'hygiène, du règlement (CE) n° 178/2002 sur la traçabilité et du règlement INCO (UE) n° 1169/2011 sur les allergènes : sans date ni DLC, vous ne pouvez pas prouver en contrôle DDPP qu'une préparation est encore dans sa durée de vie.
Exemple complet d'étiquette conforme
BOURGUIGNON DE BŒUF Fab : 06/05/2026 DLC : 09/05/2026 Allergènes : gluten (farine), céleri, moutarde Par : Sophie L.
La règle de la DLC la plus courte
Par prudence, la DLC secondaire d'un plat préparé maison ne dépasse pas celle du composant le plus périssable de la recette : c'est la règle dite du maillon faible. Une préparation peut justifier une DLC différente de ses composants (arrêté du 21 décembre 2009, annexe IV, pour la restauration collective), mais c'est à l'exploitant de le démontrer. Quelques exemples de repères prudents :
- Tartare de bœuf préparé avec une viande hachée du jour : DLC = jour J (consommation immédiate uniquement).
- Velouté de poisson frais (poisson J+2) cuit à 80°C : la cuisson peut justifier une durée propre au plat, mais le repère prudent reste la DLC du poisson.
- Salade composée avec œuf cru (mayonnaise) : DLC = J+1 (composant œuf cru).
- Plat à base de légumes cuits + crème (DLC fournisseur J+5) : repère J+3, la limite applicable en restauration collective sans étude de durée de vie.
Le calculateur DLC Frigolog applique automatiquement cette règle pour 11 catégories de produits et 4 modes de conservation.
Cas particulier : sous vide et durée prolongée
Pour justifier une DLC plus longue pour un plat préparé maison mis sous vide, un dossier technique comporte généralement :
- Une étude de durée de vie microbiologique réalisée par un laboratoire, couvrant la durée envisagée (analyses à plusieurs paliers selon la durée).
- Un protocole de fabrication standardisé garantissant la reproductibilité (températures, durées, matériel).
- Un contrôle périodique (au moins annuel) pour vérifier que les paramètres microbiologiques restent conformes.
Sans ce dossier, vous ne pouvez pas justifier une durée longue ; en restauration collective, la limite reste le troisième jour après la fabrication (arrêté du 21 décembre 2009, annexe IV).
Imprimer ses étiquettes en cuisine
Le format standard est 55 × 29 mm en thermique sans encre, parfaitement adapté aux contraintes cuisine (humidité, manipulations). Une imprimante Bluetooth comme la Niimbot B21 (autour de 99 € sur Amazon) connectée à un smartphone ou une tablette suffit pour la majorité des restaurants. Aucun consommable hors les rouleaux d'étiquettes n'est nécessaire — pas de cartouche, pas de ruban, pas de toner.
Pour les volumes plus élevés (cuisines collectives, traiteurs), des imprimantes filaires de bureau (TSC, Brother, Zebra) au même format restent une alternative robuste. Frigolog est compatible avec les modèles Niimbot via une intégration Bluetooth native — l'étiquette se génère directement depuis l'application.
Sources réglementaires
- Règlement (CE) n° 852/2004 — paquet hygiène
- Règlement (CE) n° 178/2002 — traçabilité (article 18)
- Règlement INCO (UE) n° 1169/2011 — information du consommateur, allergènes
- Arrêté du 21 décembre 2009 — règles sanitaires et DLC