Logiciel HACCP pour crèche et multi-accueil
Une crèche relève des mêmes textes qu'un restaurant collectif, mais devant un public qui ne pardonne pas l'écart : biberonnerie sous protocole strict, plats témoins à tenir à la disposition des services officiels, PAI qui doit être connu de la personne qui sert l'assiette un jour de remplacement, et deux autorités qui passent — la DDPP sur les aliments, la PMI sur l'accueil du jeune enfant. Cette page décrit les équipements à surveiller, le plan de nettoyage type et la façon dont Frigolog tient ces preuves, à 59 € HT/mois sans engagement. Pour les obligations elles-mêmes, le détail est dans notre guide HACCP en crèche.
Ce qui change par rapport à un restaurant
Les textes sont les mêmes. Ce sont les conséquences qui diffèrent. Trois points reviennent à chaque contrôle en crèche et n'existent nulle part ailleurs sous cette forme.
La biberonnerie est un poste à part entière. Reconstitution à +70 °C minimum, refroidissement rapide, étiquetage de l'heure, consommation sous 2 heures, et un biberon entamé qui ne retourne jamais au froid. C'est une opération répétée des dizaines de fois par jour, par des personnes différentes — donc la seule preuve qui tienne est nominative et horodatée.
Les plats témoins se prélèvent aussi en office. Dès que les repas livrés sont découpés, mixés ou moulinés, ils sont exigés : 80 à 100 g par plat, au moins 5 jours après le service, entre 0 et +3 °C. Un prélèvement manquant ne se rattrape pas.
L'allergène est attaché à un enfant, pas à un plat. Un PAI signé par quatre parties ne protège personne s'il vit dans un classeur que la remplaçante du jour n'ouvrira pas.
Les équipements à surveiller en crèche
Une structure d'accueil compte en général 6 à 9 postes à relever. La spécificité tient au dédoublement du froid — un réfrigérateur réservé à la biberonnerie, séparé de celui des denrées — et à l'armoire à plats témoins, qui n'est pas une enceinte de stockage comme les autres.
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Réfrigérateur biberonnerie (dédié)
≤ +4 °C, réservé aux laits et aux biberons préparés — jamais partagé avec les denrées de l'office
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Réfrigérateur denrées / office
≤ +4 °C, relevé matin et soir, produits entamés étiquetés et datés
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Congélateur
≤ -18 °C, relevé quotidien, surveillance du givre et des cycles de dégivrage
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Armoire à plats témoins
0 à +3 °C, 80 à 100 g par plat, au moins 5 jours après le service, échantillons identifiés
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Chauffe-biberon
Jamais de micro-ondes — chauffage hétérogène et risque de brûlure. Contrôle au poignet avant chaque prise
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Stérilisateur biberons
À chaud ou à froid — chaque biberon stérilisé est daté et utilisé sous 24 h
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Bain-marie ou armoire chaude
≥ +63 °C jusqu’au service, contrôle avant chaque distribution
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Lave-vaisselle
Cycle à température vérifiée ; tétines et biberons traités séparément de la vaisselle des repas
Les crèches en liaison froide livrée ajoutent deux contrôles que les autres n'ont pas : la température à réception de chaque livraison, et la remise en température avant le service. Ce sont précisément les deux étapes dont la crèche répond, et non le prestataire.
Plan de nettoyage type pour une crèche
Le plan de nettoyage en crèche se distingue par deux choses : la biberonnerie, qui impose une désinfection avant chaque préparation et non seulement après, et les surfaces que les enfants portent à la bouche, traitées comme des surfaces au contact des denrées.
| Poste | Fréquence | Produit type |
|---|---|---|
| Plan de travail biberonnerie | Avant chaque préparation | Détergent désinfectant alimentaire, puis rinçage à l'eau potable |
| Tétines, bagues et biberons | Après chaque usage, puis stérilisation | Lavage à l’écouvillon puis stérilisation à chaud ou à froid |
| Réfrigérateur biberonnerie | Hebdomadaire (parois et joints) | Détergent désinfectant compatible basse température |
| Tables et chaises de repas | Avant et après chaque service | Détergent désinfectant alimentaire — surfaces portées à la bouche |
| Bavoirs et textiles de repas | Quotidien | Lavage à 60 °C minimum |
| Sols de l'office et de la salle de repas | Après chaque service | Détergent dégraissant puis désinfectant |
| Poubelles de l'office | Quotidien | Vidage, lavage, désinfection — couvercle à commande non manuelle |
| Points d'eau peu utilisés | Purge hebdomadaire | Écoulement prolongé, tracé dans le plan de nettoyage |
Notre modèle de plan de nettoyage gratuit est structuré par zone et par fréquence : la trame s'adapte à une crèche en remplaçant les postes de cuisine par ceux de l'office et de la biberonnerie.
Comment Frigolog s'adapte à une crèche
Le relevé se fait en quelques secondes depuis un téléphone ou une tablette, horodaté et signé par la personne qui l'a fait. Hors limite, une action corrective est demandée immédiatement : c'est elle que l'inspecteur cherche, plus encore que la valeur relevée.
Les plats témoins, la réception des livraisons et le plan de nettoyage suivent la même logique — une validation nominative, jamais une série de cases cochées en fin de semaine. Une succession de relevés identiques est un signal de suspicion pour la DDPP, pas une preuve de rigueur.
Le mode contrôle sort le dossier complet en PDF au moment de la visite : relevés, nettoyages, réceptions et plats témoins sur la période demandée. C'est le même dossier pour la DDPP et pour la PMI côté repas.
Questions fréquentes — HACCP en crèche
Quelles obligations HACCP s'appliquent à une crèche ?
Une crèche qui prépare, réchauffe ou distribue des repas est un établissement de restauration collective : le règlement (CE) n° 852/2004 et l'arrêté du 21 décembre 2009 s'y appliquent, y compris quand les repas sont livrés par un prestataire. Cela impose un plan de maîtrise sanitaire écrit, des relevés de température archivés, des plats témoins, un plan de nettoyage signé, la traçabilité des denrées et la gestion documentée des allergènes. La différence avec un restaurant n'est pas la règle, c'est le public : le système immunitaire d'un nourrisson n'absorbe pas un écart qu'un adulte ne remarquerait même pas.
Une crèche qui reçoit ses repas d'un prestataire est-elle concernée ?
Oui, et c'est la confusion la plus fréquente. Le prestataire répond de ce qu'il livre ; la crèche répond de tout ce qui se passe après la livraison — contrôle de la température à réception, conservation en liaison froide, remise en température, service, plats témoins, nettoyage. Un contrôle porte sur ces étapes-là, pas sur la cuisine du prestataire. Frigolog trace la réception, les températures et les plats témoins même lorsque rien n'est cuisiné sur place.
Comment tracer la préparation des biberons ?
Le protocole de référence est détaillé dans notre guide HACCP en crèche : eau à +70 °C minimum au moment de la reconstitution, dosage exact à la cuillère-mesure du fabricant, refroidissement rapide à +37 °C, étiquetage de l'heure de préparation, consommation sous 2 heures maximum. Trois interdits absolus : pas de micro-ondes, pas de reconstitution à l'eau tiède ou froide, jamais de remise au frais d'un biberon entamé. Dans Frigolog, chaque préparation est horodatée et signée par la personne qui l'a faite — c'est cette signature qui vaut preuve en contrôle, pas une case cochée.
Les plats témoins sont-ils obligatoires en crèche ?
Oui, comme dans toute restauration collective : 80 à 100 g par plat, conservés au moins 5 jours après le service, entre 0 et +3 °C (arrêté du 21 décembre 2009, annexe IV ; note DGAL N2011-8117), chaque échantillon identifié. Si les repas sont livrés, ils sont exigés dès qu'il y a manipulation (découpe, mixage, moulinage). Ils sont réservés aux services officiels, qui les prélèvent en cas de suspicion de toxi-infection alimentaire collective. Un prélèvement manquant ne se rattrape pas.
Comment gérer les allergènes et les PAI en crèche ?
Chaque enfant a sa fiche d'introduction des allergènes, co-signée par les parents et l'équipe au fil de la diversification. En cas d'allergie confirmée, un PAI (Projet d'Accueil Individualisé) est établi avec le médecin et signé par les parents, la direction, l'équipe de cuisine et l'équipe encadrante. La difficulté n'est pas de rédiger le PAI : c'est qu'il soit connu de la personne qui sert l'assiette un jour de remplacement. La contrainte doit apparaître au moment du service, pas dormir dans un classeur.
Qui contrôle une crèche : la DDPP ou la PMI ?
Les deux, et pas sur le même terrain. La DDPP contrôle la sécurité sanitaire des aliments — températures, traçabilité, plats témoins, nettoyage, plan de maîtrise sanitaire. La PMI (Protection Maternelle et Infantile), rattachée au conseil départemental, contrôle l'accueil du jeune enfant dans son ensemble, dont l'alimentation et les protocoles de la biberonnerie. Un dossier tenu pour la DDPP couvre l'essentiel de ce que la PMI demande côté repas, mais les deux visites n'ont ni le même interlocuteur ni le même calendrier.
Combien coûte Frigolog pour une crèche ?
59 € HT par mois et par établissement, sans engagement, avec un essai gratuit de 14 jours. Le tarif ne dépend ni du nombre d'enfants accueillis ni du nombre d'utilisateurs : toute l'équipe peut relever, signer et consulter. Pour un réseau de plusieurs structures, voir notre page réseaux et groupes.
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Essai gratuit 14 jours ; la carte bancaire vous est proposée après votre premier relevé. 59 € HT/mois ensuite, sans engagement.
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